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Critique littéraire de mon livre AZAG et les enfants / Literary Review of my book AZAG and the Children

*English version below

Voix de la résilience à travers l’écriture créative

Alors que les activistes luttent contre l’injustice de différentes manières, Rita Amabili-Rivet utilise l’écriture créative comme outil pour faire entendre au monde les voix des sans-voix. Amabili-Rivet, écrivain, infirmière et théologien italo-canadien, est née à Montréal. Ses œuvres explorent les droits humains, les droits des enfants, l’immigration et le féminisme. Avec une formation en sciences sociales, en soins de fin de vie et en engagement communautaire, son expérience est digne de mention. Son écriture reflète une approche compatissante des victimes de la guerre et d’autres problèmes graves de la vie réelle. Elle est une avocate de la résilience, avec son travail axé sur l’espoir, montrant que l’adversité ne domine pas le combat de l’esprit humain pour les rêves, l’identité et la liberté. Elle comprend profondément la condition humaine et a une profonde empathie pour les personnes confrontées à des circonstances difficiles.

Récemment, j’ai lu son livre Azag et les enfants. Pour moi, le livre est un mélange de réalisme magique et de science-fiction. L’histoire se déroule à Gaza après le conflit de 2009 et suit Yahya, un jeune garçon qui vit Gaza, une zone déchirée par la guerre aux prises avec une crise humanitaire catastrophique. Amabili présente Gaza comme une région aspirant à l’espoir et à la liberté, constamment sous les caprices de “l’occupation.” Yahya et ses amis vivent au milieu des ruines de Gaza, rêvant d’un avenir meilleur dans des circonstances difficiles. Ensemble, ils construisent un ami robot qui incarne l’espoir et l’imagination, les aidant à communiquer avec d’autres enfants à travers le monde.

Amabili tisse un récit de résilience et d’espoir à travers le personnage d’Azag. Les enfants trouvent en Azag un ami, un philosophe et un guide alors qu’ils se connectent avec d’autres enfants à travers le monde pour partager leurs histoires. Ainsi, ils communiquent avec un univers qui leur semble autrement inaccessible depuis leur réalité. Azag symbolise la puissance de la technologie et, à la manière d’une marraine fée dans les contes classiques, apporte espoir, unité et joie au cœur de la destruction. Le robot semble détenir des réponses à tout le désespoir auquel les enfants sont confrontés, exerçant une influence quasi magique qui permet une renaissance à partir des cendres. Azag est, en fait, l’inversion de Gaza — montrant que la douleur peut être transformée en possibilité et en lumière. Il démontre que l’art et la créativité ont le pouvoir de guérir et de rassembler, même au milieu de la haine. Le livre met en lumière la conviction d’Amabili en la solidarité, comme militante.

Azag et les enfants raconte l’histoire d’espaces liminaires, des lieux qui ont le potentiel de devenir des refuges pour la guérison et la création de communautés. Dans son recueil Poésies pour les enfants blessés (paru le 25 juin 2025), le poème d’Amabili « Ne tuez pas les enfants » révèle les réalités brutales de la guerre. La poète utilise les enfants comme symboles de l’humanité incarnant l’avenir de la condition humaine. S’inspirant de la vision de Wordsworth, pour qui les enfants sont intrinsèquement purs et proches du divin, Amabili avertit que la guerre les dépouille de leur innocence, risquant de les transformer en monstres : « Jusqu’à ce que vous changiez ce qui est humain en eux, avant qu’ils ne fuient de terreur. » Cette crainte explique pourquoi la prêtresse du poème plaide pour la paix.

La guerre ne déshumanise pas seulement les soldats : elle apprend aussi aux enfants à imiter la violence. En laissant la guerre perdurer, nous détruisons l’avenir même que représentent les enfants. Le message d’Amabili fait écho à la pensée de John F. Kennedy : « Les enfants sont les messages vivants que nous envoyons à un temps que nous ne verrons pas. » Le poème nous pousse à reconnaître ce qui est perdu lorsque le conflit prime sur la compassion. Comme il est écrit, nous avons besoin « de palpiter, d’étinceler, de flamboyer, de rayonner et de briller ». La poète cherche à éveiller les consciences des soldats, les invitant à se voir dans les jeunes victimes. Le poème devient un appel à laisser les enfants connaître la beauté de la vie — l’école, la maison, l’amour.

Les soldats sont rappelés à leur propre vulnérabilité et à la nécessité d’offrir au monde la même empathie et les mêmes soins qu’ils souhaitent recevoir. Au lieu de projeter leur haine sur le monde, ils ont le pouvoir de bâtir un avenir où l’humanité est chérie. Pour renforcer cette idée, Amabili demande : « Les êtres humains ne sont-ils pas faits d’amour? » Elle presse les soldats de voir leurs victimes comme des miroirs — des reflets de leur propre humanité.

Le poème met également en lumière le nihilisme sous-jacent à toutes les guerres, les présentant comme des quêtes interminables et futiles. Les soldats courent après le néant, poussés à « courir plus vite que la mort » et « plus loin que la terreur ». Ainsi, le poème devient une ode hantée à la souffrance, à l’espoir et au vide existentiel, nous rappelant que toute vie doit ultimement se rendre devant la mort. En fin de compte, tuer des enfants peut procurer une illusion passagère de puissance, mais le bourreau doit affronter une vérité brutale : « Au final, nous ne sommes rien d’autre que des cendres. »

— Par Shah Jehan Ashrafi,
Canada


Voices of resilience through creative writing

While activists fight against injustice in various ways, Rita Amabili-Rivet uses creative writing as a tool to make the world hear the voices of the voiceless. Amabili-Rivet, an Italian-Canadian writer, nurse, and theologian, was born in Montreal. Her works explore human rights, children’s rights, immigration, and feminism. With a background in social sciences, end-of-life care, and community engagement, her experience is noteworthy. Her writing reflects a compassionate approach to war and other serious real-life issues. She is an advocate of resilience, with her work focusing on hope, showing that adversity does not overpower the human spirit’s fight for dreams, identity, and freedom. She understands the human condition deeply and has a profound empathy for people facing difficult circumstances.

Recently, I read her book Azag and the Children (published May 18, 2023, by Guido Amabili). To me, the book is a blend of magical realism and science fiction. The story is set in Gaza after the 2009 conflict and follows Yahya, a young boy who experiences Gaza as a war-torn area grappling with a catastrophic humanitarian crisis. Amabili presents Gaza as a region yearning for hope and freedom, constantly under the whims of “the occupation.” Yahya and his friends live amidst the ruins of Gaza, dreaming of a better future in dire circumstances. Together, they build a robot-like friend that embodies hope and imagination, helping them communicate with other children around the world.

Amabili weaves a story of resilience and hope through the character of Azag. The children find a friend, philosopher, and guide in Azag as they connect with children globally, sharing their stories. In this way, they communicate with a world that seems unreachable from their situation. Azag symbolizes the power of technology and, much like a fairy godmother in classic tales, brings hope, unity, and joy in the face of destruction. The robot seems to have answers to all the despair the children face, using a magic-like influence to bring resurgence from the ashes. Azag is, in fact, an inversion of Gaza—showing that pain can be transformed into possibility and light. It demonstrates that art and creativity have the power to heal and unite, even in the midst of hatred. The book underscores Amabili’s belief in solidarity as an activist.

Azag and the Children is a story about liminal spaces, places that have the potential to become sanctuaries for healing and community-building. In her poetry collection Poems for Wounded Children (released June 25, 2025), Amabili’s poem “Killing Children” reveals the brutal realities of war. The poet uses children as representations of humanity itself—embodying the future of humankind. Drawing inspiration from Wordsworth’s view that children are inherently pure and closest to the divine, Amabili warns that war strips them of their innocence, potentially turning them into monsters: “Until you change the human in them before they flee in terror.” This fear is why the priestess in the poem advocates for peace.

War not only dehumanizes soldiers, but it also teaches children to mimic violence. By allowing war to persist, we destroy the very future that children represent. Amabili’s message echoes John F. Kennedy’s sentiment: “Children are the living messages we send to a time we will not see.” The poem urges us to recognize what is lost when conflict takes precedence over compassion. As the poem states, we need “to pulsate, to sparkle, to blaze, to glow, and to shine.” The poet seeks to awaken the consciences of soldiers, encouraging them to see themselves in the young victims. The poem becomes an appeal to let children experience the beauty of life—school, home, and love.

Soldiers are reminded that they, too, are vulnerable and must offer the world the same empathy and care they hope to receive. Instead of projecting hatred onto the world, they have the power to build a future where humanity is cherished. To reinforce this idea, Amabili asks, “Aren’t human beings made of love?” She urges soldiers to see their victims as mirrors—reflections of their own humanity.

The poem also highlights the nihilism underlying all wars, portraying them as endless, futile pursuits. The soldiers chase after nothing, compelled to “run faster than death” and “further than the terror.” In this way, the poem becomes a haunting ode to suffering, hope, and the existential void, reminding us that all life must ultimately surrender to death. In the end, killing children may offer a fleeting sense of power, but the perpetrator must face a brutal truth: “In the end, we are nothing but ashes.”

By Shah Jehan Ashrafi
Canada