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UNE HISTOIRE DE NOURRITURE ALORS QUE DES PEUOLES D’AUJOURD’HUI EN SONT PRIVÉS. / UNA STORIA DI CIBO QUANDO POPOLI OGGI NE SONO PRIVI.UNA STORIA DI CIBO QUANDO POPOLI OGGI NE SONO PRIVI.

Une histoire de nourriture alors que des peuples d’aujourd’hui en sont privés.

Marc 6, 30- 44 ou Marc 8, 1- 10 ou Luc 9, 10- 17 ou Matthieu 15, 32- 39 ou…

 

Matthieu 14, 13- 21

13 Jésus se retira de là en barque vers un lieu désert, à l’écart. L’ayant appris, les foules le suivirent à pied de leurs diverses villes. 14 En débarquant, il vit une grande foule ; il fut pris de pitié pour eux et guérit leurs infirmes. 15 Le soir venu, les disciples s’approchèrent de lui et lui dirent : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive ; renvoie donc les foules, qu’elles aillent dans les villages s’acheter des vivres. » 16 Mais Jésus leur dit : « Elles n’ont pas besoin d’y aller : donnez-leur vous-mêmes à manger. »
17 Alors ils lui disent : « Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons. » 18 « Apportez-les-moi ici », dit-il. 19 Et, ayant donné l’ordre aux foules de s’installer sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons et, levant son regard vers le ciel, il prononça la bénédiction ; puis, rompant les pains, il les donna aux disciples, et les disciples aux foules. 20 Ils mangèrent tous et furent rassasiés ; et l’on emporta ce qui restait des morceaux : douze paniers pleins ! 21 Or ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants.

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Commençons par le début. J’entends souvent dire que les évangiles se contredisent, qu’ils ne racontent pas la même chose. Les évangiles ne sont pas des reportages, ils témoignent du récit que les contemporains de Jésus ont fait de leurs souvenirs de ses actions et de son enseignement. La présence du même compte-rendu dans les 4 évangiles, affirme l’importance de cet évènement pour les premières communautés chrétiennes. Qu’importe qu’il y ait eu 3 pains, 6 ou 4.

L’extrait souligne la compassion de Jésus devant ce groupe d’individus qui le suit, portant avec eux l’espoir qu’il les aidera. Ces gens sont comme des affamés de sens à leur vie. Jésus prépare ses disciples à collaborer au geste qu’il fera.

Je crois qu’il y a de nombreuses similitudes avec des situations actuelles tout autour de notre planète.

Les individus contemporains de Jésus sont déroutés par la situation politique du pays
occupé par les Romains depuis près de 100 ans.  Ces hommes et ces femmes sont désespérés par la misère: les impôts prélevés par les Romains sont lourds; les soldats d’occupation pillent et violent. La population semble prête à se rebeller contre les occupants. Elle espère un roi-messie avec lequel elle fera la guerre sainte contre les Romains. Elle n’attend pas quelqu’un qui lui parle d’amour.

Jésus demande aux disciples d’inviter tout le monde à un repas. Il prend les quelques pains et les deux poissons, ne fait pas de calculs et rend grâces. Il accomplit le geste du responsable d’une famille au début du repas auquel il a convié la multitude présente. Après le partage, tout le monde est rassasié et il y a des restes.

Il se fait tard et l’endroit est désert. Pour combien d’êtres humains, la vie est-elle quotidiennement un endroit désert où l’on se sent seul et abandonné. À un peuple qui est divisé entre une minorité qui est trop riche -et qui collabore probablement avec les troupes d’occupation- et une majorité trop pauvre parce qu’elle ploie sous les impôts à verser à l’occupant, Jésus parlera de justice.

Les disciples veulent congédier l’auditoire pour qu’il aille ailleurs trouver une solution à leurs problèmes. Nous aussi voudrions parfois renvoyer les autres parce que nous nous sentons incompétents ou incapables, parce que justement ce jour-là à cette heure-là, nous n’avons pas le temps. Lorsqu’on est dans le désert on n’accède à rien, on reste dans le dénuement. Jésus ne se laisse pas vaincre par la peur d’être impuissant à aider. Il laisse parler sa compassion. Il a pitié. Il renvoie les disciples à leurs responsabilités : donnez-leur vous-mêmes à manger. Nous n’avons que « cinq pains et deux poissons », font remarquer les disciples. « Apportez-les-moi », répond Jésus. Donnez ce que vous avez. Tout ce que vous êtes et tout ce que vous avez reçu de Dieu. C’est plus qu’il n’en faut pour partager en abondance.

D’où viennent donc ces pains et ces poissons ? Il y avait toujours sur le chemin des enfants abandonnés qui cherchaient à vendre de la nourriture. Ils se promenaient avec les gens, suivant dans l’espoir de faire quelques sous. Ces enfants plus pauvres que les pauvres, étaient méprisés. C’est eux qui apporteront ce qu’il faut pour partager.

A la fin du récit, il est dit que tous mangèrent et furent rassasiés. Personne n’est exclu. On ne s’est pas demandé si tous ces gens étaient vraiment partisans de Jésus ou si la seule curiosité les avait poussés à le suivre ou même s’ils étaient là par hasard. On a donné à tous. Dieu n’exclut jamais personne.

Ils furent rassasiés et il en resta : c’est dire que la plénitude avait bien eu lieu : il en resta 12 paniers pleins. C’est Dieu qui nourrit mais il choisit d’avoir besoin de nos cinq pains et de nos deux poissons apportés par le plus petit d’entre nous, de notre regard, de notre miséricorde.

La faim est la première cause de mortalité dans le monde.

Jésus gravit la montagne. Ils n’ont rien à manger.  Il sait quels efforts ils ont faits pour le suivre et il ne veut pas les décevoir. Son amour dépasse toutes les conceptions pratiques. Il est touché de compassion en voyant ces gens.

 

 

 

Una storia di cibo quando popoli oggi ne sono privi.

 

Marco 6, 30-44 o Marco 8, 1-10 o Luca 9, 10-17 o Matteo 15, 32-39 o …

 

Matteo 14, 13-21

 13 Udito ciò, Gesù partì di là su una barca e si ritirò in disparte in un luogo deserto. Ma la folla, saputolo, lo seguì a piedi dalle città. 14 Egli, sceso dalla barca, vide una grande folla e sentì compassione per loro e guarì i loro malati. 15 Sul far della sera, gli si accostarono i discepoli e gli dissero : « Il luogo è deserto ed è ormai tardi ; congeda la folla perché vada nei villaggi a comprarsi da mangiare ». 16 Ma Gesù rispose :  « Non occorre che vadano ; date loro voi stessi da mangiare ».  17 Gli risposero : « Non abbiamo che cinque pani e due pesci ! ».  18 Ed egli disse : « Portatemeli qua ». 19 E dopo aver ordinato alla folla di sedersi sull’erba, prese i cinque pani e i due pesci e, alzati gli occhi al cielo, pronunziò la benedizione, spezzò i pani e li diede ai discepoli e i discepoli li distribuirono alla folla. 20 Tutti mangiarono e furono saziati ; e portarono via dodici ceste piene di pezzi avanzati. 21 Quelli che avevano mangiato erano circa cinquemila uomini, senza contare le donne e i bambini.

 

 

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Cominciamo dall’inizio. Spesso sento dire che i vangeli si contraddicono, che non raccontano la stessa cosa. I vangeli non sono un servizio giornalistico, sono testimonianza del racconto che i contemporanei di Gesù hanno fatto di ciò che ricordano delle sue azioni e del suo insegnamento. La presenza dello stesso resoconto nei quattro vangeli sottolinea l’importanza di questo avvenimento per le prime comunità cristiane. Che cosa importa che ci siano stati 3 pani, 6 o 4.

Il racconto pone l’accento sulla compassione di Gesù per questo gruppo di persone che lo seguono, con la speranza che le aiuterà. Queste persone sono come degli affamati del senso della loro vita. Gesù prepara i suoi discepoli a collaborare al gesto che farà.

Credo ci siano numerose somiglianze con situazioni attuali su punti diversi del nostro pianeta.

I contemporanei di Gesù sono disorientati dalla situazione politica del paese occupato dai Romani da quasi cento anni. Questi uomini e queste donne sono disperati a causa della miseria: le tasse prelevate dai Romani sono pesanti; i soldati d’occupazione saccheggiano e violentano. La popolazione sembra pronta a ribellarsi contro gli occupanti. Essa attende un re-messia con cui farà la guerra santa contro i Romani. Non aspettano qualcuno che le parli d’amore.

Gesù chiede ai discepoli d’invitare tutti a un pranzo. Prende alcuni pani e due pesci, non fa calcoli, e benedice. Compie il gesto del responsabile di una famiglia all’inizio del pasto al quale ha invitato la moltitudine presente. Dopo la distribuzione, tutti hanno mangiato a sazietà e ci sono degli avanzi.

Si fa tardi, e il luogo è deserto. Per quanti esseri umani la vita è quotidianamente un luogo deserto in cui ci si sente soli e abbandonati. A un popolo che è diviso tra una minoranza che è troppo ricca – e che probabilmente collabora con le forze d’occupazione – e una maggioranza troppo povera perché piegata sotto le tasse da pagare all’occupante, Gesù parlerà di giustizia.

I discepoli vogliono congedare l’uditorio perché vada altrove a trovare una soluzione ai propri problemi. Anche noi a volte vorremmo mandar via gli altri perché ci sentiamo incompetenti o incapaci, perché proprio in quel giorno e a quell’ora non abbiamo tempo. Quando si è nel deserto non si accede a niente, si resta nell’indigenza. Gesù non si lascia vincere dalla paura di non poter aiutare; lascia parlare la sua compassione. Ha pietà. Rimanda i discepoli alle loro responsabilità : dategli voi da mangiare. Non abbiamo che « cinque pani e due pesci », gli fanno notare i discepoli. « Portatemeli », risponde Gesù. Date ciò che avete, tutto ciò che siete e tutto ciò che avete ricevuto da Dio.  È più del necessario per condividere con abbondanza.

Da dove vengono, dunque, questi pani e questi pesci? C’erano sempre per strada dei bambini abbandonati che cercavano di vendere cose da mangiare. Camminavano con la gente, spesso nella speranza di guadagnare qualche soldo. Questi bambini più poveri dei poveri erano disprezzati; sono loro che porteranno ciò che è necessario per la condivisione.

Alla fine del brano si dice che tutti mangiarono e furono saziati. Nessuno è escluso.  Non ci si è domandato se tutti i presenti erano veramente sostenitori di Gesù o se soltanto la curiosità li aveva spinti a seguirlo, o persino se erano lì per caso. È stato dato a tutti. Dio non esclude mai nessuno.

Furono saziati e ne restò. Ciò vuol dire che si era trattato proprio di abbondanza : ne restarono dodici cesti pieni. È Dio che nutre, ma ha scelto di aver bisogno dei nostri cinque pani e due pesci portati dal più piccolo tra noi, dal nostro sguardo, dalla nostra misericordia.

La fame è la prima causa di mortalità nel mondo.

Gesù sale sul monte; non hanno niente da mangiare. Lui sa quali sforzi  hanno fatto per seguirlo e non vuole deluderli. Il suo amore sorpassa tutte le concezioni pratiche. È preso da compassione vedendo quella gente.

 

 

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