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THÉOLOGIENNE, POURQUOI? / TEOLOGA, PERCHÈ?

Théologienne, pourquoi?

Je sais, je ne suis pas vraiment à la mode. Vivant dans une société sur le point de se donner une charte des valeurs déjà controversée avant même d’être vraiment élaborée, je m’affiche résolument comme théologienne. Laissez-moi vous en expliquer les raisons dans les lignes qui viennent…

J’ai été élevée en petite québécoise de descendance italienne, catholique jusqu’au bout de ses doigts. J’en garde de très beaux souvenirs et je m’efforce d’oublier les moins bons. En résumé, je peux dire que j’ai apprécié de savoir que je pouvais à tout moment descendre dans la profondeur de mon être et diriger ma respiration. Avant même mon adolescence, agenouillée sur le premier prie-Dieu venu, je m’intériorisais avec bonheur.

Cependant, il n’y avait pas que cela. Je ne répèterai pas les points négatifs et parfois dramatiques du catholicisme de mes jeunes années. Il y eut du meilleur et du pire mais si je me souviens du second, je n’oublierai jamais le premier ainsi que les personnes qui en ont été les artisanes et artisans.

Toujours est-il qu’au bout d’un certain temps, l’exclusion sous toutes ses formes a été la goutte, la petite pluie, l’averse, le déferlement, le déluge de trop pour moi dans cette religion où j’avais grandi. Je me suis dépouillée d’elle qui rejetait les personnes et faisait ainsi le contraire de ce que Jésus de Nazareth a fait lors de sa vie terrestre.

Parce que je n’en avais jamais entendu suffisamment parler, j’ai recherché la présence des femmes dans le début de l’histoire chrétienne. Ces femmes, au temps de l’Empire romain, qui étaient considérées comme des bêtes parlantes ; ces femmes, exclues par excellence.  J’ai trouvé leur chemin et leur importance. J’ai étudié la théologie et me suis sentie l’envie de dire au monde combien elles ont été d’envergure en ce temps-là. J’ai ensuite réappris l’importance des petits pour ce Jésus de l’histoire qui n’a pas de couronne, ni d’air hautain et qui a eu une préférence marquée pour les petits et les affligés. « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous donnerai le repos. [1] »

Selon moi, nous n’avons pas à chercher très loin pour trouver ceux qui flanchent parfois dans la vie. Bien sûr, il y a ceux de la Syrie et de tant de pays dans le monde mais aussi chacun de nous avec nos souffrances « ordinaires ».

Venez à moi, dirait-il à celui ou celle que le conjoint trahi, à celui ou celle qui est divorcé, homosexuel, pauvre, malade, intimidé, harcelé, drogué, découragé, fatigué. Venez à moi et je vous donnerai le repos.

Un jour, j’ai décidé d’assortir ma capacité d’écrire et ma foi. Je voulais et je veux toujours écrire des histoires qui puissent expliquer une vision du christianisme qui est trop souvent occultée, la vision la plus importante selon moi, la compassion.

« Que ton règne vienne » répète-t-on dans le Notre Père. Si le règne de Dieu n’en est pas un de compassion, alors le christianisme ne vaut rien. Si le message de Jésus de Nazareth n’est pas un message d’amour alors il est venu pour rien.

L’amour et la compassion ne badinent pas avec l’exclusion, ils en sont les antagonistes.

En 2007, Saffia femme de Smyrne a été mon premier roman en ce sens. Mon héroïne n’a jamais existée mais dans l’histoire que je lui ai inventée, elle vit des choses plausibles pour une femme évoluant en l’an 117.

Bientôt, mon nouveau roman verra le jour. Marguerite prophète est une histoire actuelle, une histoire d’Amour et d’inclusion. J’ai bien hâte de vous présenter Marguerite !

Mon but : faire comprendre à ceux qui n’ont pas compris et en sont demeurés amers qu’il y a une autre façon d’interpréter cette religion qui a été la nôtre, sans que l’on ait à tout jeter aux ordures.

Teologa, perchè?

Lo so, non sono veramente alla moda. Vivendo in una società sul punto di darsi una carta dei valori già in discussione persino prima di essere elaborata, mi faccio notare risolutamente come teologa. Lasciate che ve ne spieghi le ragioni qui di seguito …

Sono cresciuta come una piccola quebecchese di discendenza italiana, cattolica sino alla punta delle dita. Ne serbo dei bellissimi ricordi e mi sforzo di dimenticare quelli meno belli. Riassumendo, posso dire che ho apprezzato di potere in ogni momento scendere nelle profondità del mio essere e di controllare la mia respirazione. Ancora prima dell’adolescenza, inginocchiata sul primo inginocchiatoio che trovavo, m’interiorizzavo con gioia.

Tuttavia, non c’era solo questo. Non ripeterò i punti negativi e a volte drammatici del cattolicesimo dei miei anni giovanili. Ci sono state cose migliori e cose peggiori, ma se mi ricordo di queste ultime, non dimenticherò mai le prime, così come coloro che ne sono stati gli artefici.

Fatto sta che, dopo un certo tempo, l’esclusione sotto tutte le sue forme è stata la goccia, la pioggerella, l’acquazzone, il dilagare, il diluvio del troppo per me in questa religione nella quale ero cresciuta. Mi sono spogliata di quella che rifiutava le persone facendo così il contrario di ciò che Gesù di Nazaret ha fatto durante la sua vita sulla terra.

Poiché non ne avevo mai sentito parlare a sufficienza, ho cercato la presenza delle donne all’inizio della storia cristiana. Queste donne, al tempo dell’Impero romano, che erano considerate come animali parlanti; queste donne, le escluse per eccellenza. Ho trovato il loro cammino e la loro importanza. Ho studiato la teologia e ho sentito il desiderio di dire al mondo come esse siano state di grande levatura nel loro tempo. Ho poi riimparato l’importanza dei piccoli per quel Gesù della storia che non ha corona, né l’aria altezzosa, e che ha avuto una spiccata preferenza per i piccoli e i sofferenti. “Venite a me, voi tutti che siete affaticati e stanchi, e io vi farò riposare[i]

Secondo me non dobbiamo cercare troppo lontano per trovare coloro che a volte cedono, nella vita. Certamente ci sono quelli della Siria e di tanti altri paesi del mondo, ma anche ciascuno di noi con le nostre sofferenze “ordinarie”.

Venite a me, lui direbbe a chi è stato tradito dal coniuge, a chi è divorziato, omosessuale, povero, ammalato, intimorito, tormentato, drogato, scoraggiato, affaticato. Venite a me e vi farò riposare.

Un giorno ho deciso di mettere insieme la mia capacità di scrivere e la mia fede. Volevo e voglio sempre scrivere storie che possano mettere in luce una visione del cristianesimo troppo spesso nascosta, quella che è per me la più importante, la compassione.

« Venga il tuo regno » ripetiamo nel Padre nostro. Se il regno di Dio non ne è uno di compassione, allora il cristianesimo non vale niente. Se il messaggio di Gesù di Nazaret non è un messaggio d’amore allora lui è venuto per niente.

L’amore e la compassione non scherzano con l’esclusione, ne sono gli antagonisti.

Nel 2007, Saffia femme de Smyrne è stato il mio primo romanzo in questo senso. La mia eroina non è mai esistita, ma nella storia che ho inventato lei vive cose plausibili per una donna che si evolve nell’anno 117.

Presto verrà alla luce il mio nuovo romanzo. Marguerite prophète è una storia attuale, una storia d’Amore e d’inclusione. Ho davvero fretta di presentarvi Margherita!

Il mio scopo: far capire a chi non ha capito e ne ha risentito che c’è un altro modo di interpretare questa religione che è la nostra, senza che si debba gettare tutto nelle immondizie.


[1] Matthieu 11:28 /  [i] Matteo, 11,28

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