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RÉFLEXIONS / RIFLESSIONI

RÉFLEXIONS

En cette fin d’hiver, assise à ma fenêtre, je regarde le monde. J’ai bien plus de vingt ans. Quarante-cinq chanteurs américains se sont réunis pour enregistrer We are the world au profit des populations africaines décimées par la famine. Un grand concert SOS racisme encouragera les jeunes du monde entier à dépasser les idéologies mensongères et la discrimination. Je crois fermement que le monde deviendra meilleur, que le Québec se démarquera par sa capacité à l’ouverture aux autres et à l’accueil.

Je suis dérangée par l’injustice, l’exclusion, la faim dans le monde, la guerre, les conflits de toutes sortes ; je suis interpellée par la douleur des enfants au Québec et partout sur la planète. L’Italie me convie au cœur de mes racines par sa poésie et l’histoire que j’en connais. J’en ignore ses parties abruptes inconsciemment et un peu par choix.

Je berce notre premier enfant au chaud à l’intérieur de moi et pour lui, pour elle, je rêve d’un univers de paix et d’harmonie.

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En cette fin hiver, assise à ma fenêtre, je regarde le monde. J’ai bien plus de cinquante ans. Il reste un peu plus de cent prisonniers à Guantanamo. À quoi bon parler de leur nationalité, l’être humain a toutes les capacités, qu’il soit interné ou libre; même celle d’être inhumain. À Montréal, le docteur Julien continue à œuvrer pour les enfants malades des quartiers pauvres et Dan Bigras à se battre pour les sans-abris.

Les élections apportent leur lot de mensonges et d’attentes déçues. On croit que le monde est bien pire qu’il ne l’était à cause de la facilité que donne l’ère des médias à multiplier à l’infini l’exploitation des êtres innocents, enfants ou adultes.

Cette année, la saison hivernale n’en finit plus de nous geler. Elle continue son cycle de froidure jusqu’à ce mars qui me rend frissonnante et rêveuse. Mes petits-enfants finiront bien par naître dans moins de dix années. On dit de la Syrie qu’elle s’enfonce dans l’abîme mais on ne parle que très peu de Gaza. Cela me semble une bien mauvaise habitude puisque chacun sait que l’on y meurt aussi là-bas. L’Irak et l’Iran n’en finissent plus de souffrir ; l’Afghanistan tente de se relever alors que l’on assure que la mission canadienne y est terminée.

Je vois maintenant l’Italie comme elle est mais elle me convie toujours au cœur de mes racines. J’ai inspiré très fort tout ce que je suis d’elle, cela servira pour mon potager.

Ces trente dernières années, j’ai bercé nos trois petits et nous les avons « remis » au monde. J’espérais qu’ils l’embellissent, ce qu’ils ont fait. Finalement nous ne leur avons pas créé un univers de paix et d’harmonie, pas à la grandeur de la planète.

J’ai nettoyé notre petit coin de terre, mon âme sœur l’a bêché. Partout où ils iront, nos trois petits devenus grands l’auront en poche.

Cela leur permettra d’améliorer le globe à leur façon.

RIFLESSIONI

In questa fine d’inverno, seduta alla finestra, guardo il mondo. Ho ben più di vent’anni. Quarantacinque cantanti americani si sono riuniti per registrare We are the world a favore delle popolazioni africane decimate dalla fame. Un grande concerto SOS razzismo incoraggerà i giovani di tutto il mondo a superare le ideologie menzognere e la discriminazione. Credo fermamente che il mondo diventerà migliore, che il Québec si segnalerà per la sua capacità di aprirsi agli altri e all’accoglienza.

Sono disturbata dall’ingiustizia, dall’esclusione, dalla fame nel mondo, dalla guerra, dai conflitti di ogni genere; sono chiamata in causa dal dolore dei bambini nel Québec e dovunque sul pianeta. L’Italia m’invita all’essenza delle mie radici con la sua poesia e la storia che ne conosco. Ne ignoro le parti negative, inconsciamente e un po’ per scelta.

Cullo il nostro primo figlio al caldo nel mio interno e per lui, per lei, sogno un universo di pace e di armonia.

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In questa fine d’inverno, seduta alla finestra, guardo il mondo. Ho ben più di cinquant’anni. Restano un po’ più di cento prigionieri a Guantanamo. Che cosa serve parlare della loro nazionalità, l’essere umano ha tutte le capacità, che sia internato o libero, persino quella di essere inumano. A Montreal il dottor Julien continua a darsi da fare per i bambini ammalati dei quartieri poveri e Dan Bigras a battersi per i senza-dimora.

Le elezioni portano la loro parte di bugie e di aspettative deluse. Si crede che il mondo sia ben peggiore di quanto non lo fosse, a causa della facilità data dall’era dei media di moltiplicare all’infinito lo sfruttamento di esseri innocenti, bambini o adulti.

Quest’anno l’inverno non finisce più di gelarci. Esso continua il suo ciclo di temperature basse fino a questo marzo che mi fa rabbrividire e mi rende sognatrice. I miei nipoti finiranno per nascere in meno di dieci anni. Si dice della Siria che affonda nell’abisso, ma non si parla che poco di Gaza. Questa mi sembra una cattivissima abitudine perché tutti sanno che si muore anche là. L’Iraq e l‘Iran non finiscono più di soffrire ; l’Afghanistan tenta di rialzarsi, mentre assicurano che la missione canadese vi è terminata.

Vedo ora l’Italia così com’è, ma essa mi riporta sempre all’essenza delle mie radici. Ho inspirato con forza ciò che io sono di lei, questo mi servirà per il mio orto.

In questi ultimi trent’anni ho cullato i nostri tre piccoli e li abbiamo « rimessi » al mondo. Speravo che lo avrebbero abbellito, cosa che hanno fatto. Alla fine noi non gli abbiamo creato un universo di pace e d’armonia, non alla grandezza del pianeta.

Ho ripulito il nostro pezzetto di terra, la mia anima sorella lo ha vangato. Ovunque andranno, i nostri tre piccoli diventati grandi ce l’avranno in tasca.

Ciò permetterà loro di migliorare il mondo come vorranno.

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