Depuis quelques années, je travaille à un roman historique sur les premières communautés chrétiennes. Plusieurs femmes, compagnes, agentes de pastorales, théologiennes, auteures m’ont soutenues. Plusieurs hommes aussi, à commencer par ceux de ma famille. Mon histoire se passe en l’an 117 et souligne particulièrement l’apport des femmes dès les débuts des regroupements de personnes, après la résurrection de Jésus. Saffia, femme de Smyrne Rita Amabili-Rivet Muette, Lydre regarde Saffia accroupie devant elle. Les yeux de la diaconesse sont remplis de larmes. Tant de fois, elle a pensé à la petite esclave que le maître avait frappée devant elle. Sa première décision de femme ordonnée s’opposera aux lois en vigueur dans sa ville, décide-t-elle, avant de s’adresser à l’homme courageux qui attend debout derrière elle…
Femme dans un monde d’hommes, comment la jeune Saffia fera-t-elle pour affirmer son désir d’annoncer la Voie et de l’enseigner aux autres femmes? Quels moyens prendra-t-elle pour initier celles qui commencent à se montrer intéressées, les accompagner jusqu’au baptême et même plus loin encore? Se doute-t-elle que son destin est lié à celui de son époque? Ce roman se déroule entre 117 et 123 après J.-C. et met en scène la communauté de Smyrne (aujourd’hui Izmir), une des plus anciennes cités d’Asie Mineure et une des sept Églises originelles de la chrétienté. À la suite de Saffia, il nous entraîne dans une odyssée fabuleuse où se révèle le rôle essentiel des femmes dans le développement et l’expansion du christianisme. Novalis ; ISBN : 978-2-89507-8876 ; 24,95$
ACCÈS DES FEMMES AUX MINISTÈRES ORDONNÉES DANS L’ÉGLISE CATHOLIQUE : UNE QUESTION RÉGLÉE? De Rita Amabili Les 27 et 28 octobre dernier, à la Maison Bellarmin à Montréal, s’est tenu un rendez-vous pour le moins captivant dont le nom était : Colloque sur l’accès des femmes aux ministères ordonnés dans l’Église catholique : une question réglée? Dès avant ces deux jours, la publicité attirait notre attention : Ce colloque veut montrer que, malgré l'interdit " officiel ", la recherche et les expérimentations se poursuivent au sein du catholicisme. En effet, des catholiques déconstruisent les arguments romains qui servent à justifier le refus d'ordonner des femmes, reconnaissent le discernement de celles qui aspirent au diaconat et au presbytérat, expérimentent d'autres pratiques de partage du pain et du vin et s'intéressent à l'expérience des Églises qui ont ouvert la voie ministérielle aux femmes. À partir de ces recherches, ce colloque veut relancer le débat sur cet enjeu fondamental, dégager des pistes d'action pour contrer le sentiment d'impasse et interpeller l'institution. Pour ma part, mes attentes étaient grandes face à cette rencontre. J’attendais un éclairci dans le ciel uniforme d’une Église où la femme n’a jamais eu une place réelle. J’ai trouvé un écho à mes expectatives. En fait, cette résonance a été multipliée du début à la fin de ces deux jours. Elle se répétait dans chaque participant, dans chaque intervention; elle avait un goût de justice, d’égalité et plus encore, elle parlait d’équité. Qu’un vent d’équité touche un jour notre Église, est-ce inévitablement possible? Nous étions environ cent vingt personnes. Cent vingt femmes et hommes soucieux d’une avancée pour une institution que nous aimions, que nous aimons, que nous avions aimé. Sociologues, théologiennes, femmes prêtres de d’autres Églises, les conférencières ont fait en sorte que nous soyons informés des derniers développements mondiaux sur le sujet. Nous avons eu l’impression passionnante qu’il était possible de « faire Église » autrement. Un point fort et extrêmement touchant à mes yeux a été le moment où nous avons entendu parler de celles d’entre nous qui se sentaient appelées à la prêtrise depuis de très nombreuses années. L’Esprit pouvait-il vraiment souffler ailleurs que derrière les portes closes du Vatican? Ces femmes, exemples de persévérance face à l’épreuve du temps, face à un discernement qu’elles ne pouvaient partager totalement aux autres, avaient-elles rêvé un appel, un cri au fond de l’âme, alors que Dieu les destinait au service de leurs frères et soeurs? Qu’un vent d’équité touche un jour notre Église, est-ce inévitablement possible? En nous rappelant de diverses manières que la dernière Cène avait été présidée par un laïque, cette fin de semaine nous invitait à rompre le silence sur le sujet de la place des femmes dans l’Église. « On a demandé au peuple de Dieu de taire sa pensée critique, nous a dit la sociologue Marie-Andrée Roy. C’est la spécificité du féminin qui est en jeu, son prophétisme, son charisme, son génie! » En évoquant que Jean-Paul II disait qu’il ne pouvait accepter l’ordination des femmes parce que les textes bibliques ne le permettaient pas. Nous avons conclu qu’il offrait ainsi à la moitié des membres de l’Église catholique, une contradiction de principe de plus en plus offensante : aucune citation de la Parole ne se pose en spécialiste d’un sexisme de base dans les lois divines ou humaines. L’homme et la femme ne sont-ils pas co-responsables de la création depuis le début des temps? La théologienne Suzanne Roll nous a rappelé que la principale cause de l’exclusion des femmes est le sang menstruel qui, durant les premiers siècles de notre ère, était comparé à la maladie et à l’impureté, en opposition avec le sang du Christ qui lui devenait Vie nouvelle, signe de paix et de joie. « Si nous ne pouvons pas incarner l’image du Christ, s’est-elle exclamée, nous pouvons être exploitées, violées; nous pouvons être rejetées!! » La théologie de la solidarité au Québec, invite chacun, chacune à récolter ses charismes; à rassembler par écrit ses attentes, ses besoins et nos demandes; à apprendre de d’autres Églises soeurs, notamment l’Église Unie et l’Église Anglicane; à participer à d’autres colloques et d’autres rencontres, à faire des pétitions et à se dire aux personnes qui, à l’extérieur de notre Église, éloignées ou étrangères, rêvent aussi d’équité et de solidarité. L’Église catholique patriarcale, répond de moins en moins à la réalité d’une foi incarnée dans le monde. En terminant, j’aimerais souligner que le premier témoin de la Résurrection de Jésus, à l’aube du matin de Pâques, était une femme…Elle demeure indubitablement l’apôtre des apôtres et non une prostituée (d’où vient donc un tel qualificatif). À mon avis, on peut dire d’elle et de chacune des femmes qui souffrent et sont calomniées, qu’une flamme les habite qui parle de persévérance et de fidélité. « Je suis venu pour que chacun ait la vie et qu’il l’ait en abondance » Qu’un vent d’équité touche un jour notre Église, est-ce inévitablement possible? Le colloque s’est conclu dans la fraternité, la solidarité et l’espérance. Chacun portait à l’intérieur de lui, l’image d’une Église renouvelée, devenant de plus en plus semblable à ce groupe d’homme et de femmes d’il y a longtemps qui avaient au coeur le rêve d’un monde meilleur. Quelques adresses :
VOICI QUELQUES EXTRAITS DE MES POÈMES. LES VERSIONS COMPLÈTES DE CES TEXTES POÉTIQUES SONT MAINTENANT DISPONIBLES À LA SECTION DE LA BOUTIQUE VIRTUELLE N’HÉSITEZ PAS À LA VISITER !
HUMANITÉ Tu as visage humain, visage d'espérance Où Père Fils et Esprit parlent de renaissance Dans cette relation ouverte sur le monde Où le cœur de mon Dieu se penche et m'inonde Tu as visage humain dans ta présence au Père Constante et unique et bien plus solidaire A chacun d'entre nous à tout ce que je suis A toutes mes richesses à mes pleurs mes oublis
(extrait du LIVRET POÉTIQUE, Tout comme une prière, Tome 1)
Des mains l’ont dressé plus haut que leur voix portaient Et il flotte au vent, colorant le nuage Il se teint de blanc, de bleu rayé ou d’orage Devient multicolore, prend des airs de la paix Il reste si haut qu’on doit renverser la tête La sentir tourner un peu, vite fermer nos yeux Et c’est alors qu’on sent jaillir comme une quête Que nos rêves d’amour deviennent bien plus qu’un vœux... (Extrait du LIVRET POÉTIQUE, Poésies diverses, Tome 5)
|