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LES CANADIENS… / I CANADIENS …

Les Canadiens…

Voilà, je m’en mêle finalement! Au risque de ne pas me reconnaitre moi-même et alors qu’ils ont été éliminés ; après m’être dit qu’on en parlait tellement, qu’on ne pouvait passer à côté, que mes oreilles et mes yeux n’étaient plus capables, vraiment plus de voir et d’entendre les diverses publicités à leur endroit, je consacre mon blog aux Canadiens.

Je suis toujours étonnée de voir les foules en liesse acclamer leur arrivée ; d’entendre les gens parler avec enthousiasme, fougue, passion de leur prochain affrontement ou de leur dernière victoire. Je suis abasourdie de pressentir la ferveur dans la voix des passants et des passantes, pour ce sport, fut-il notre « national »!

Le fanatisme et la démesure des partisans à l’endroit de leurs idoles en patins me stupéfient encore et encore.

Lorsque la semaine dernière j’ai entendu un admirateur dire que les Canadiens nous faisaient honneur, rassemblaient notre nation et étaient la fierté de notre peuple, j’en suis demeurée estomaquée…

Je me suis mise à réfléchir sur ce besoin humain d’avoir un héros. Mes ruminements m’ont amenée à spéculer sur la difficulté de notre vie en général, de notre société exigeante et dure. Cette dernière mimant une acceptation large et totale mais possédant des dessous plus aiguisés avec de larges dents acérées…

Je suis d’accord, nous avons besoin de héros. Chaque âge a vécu la même chose. Il est beaucoup plus facile de vivre la vie de celui ou ceux que l’on admire, plutôt que la sienne propre. Il est vraiment complexe de se réaliser soi-même alors que ceux que nous installons sur un piédestal vivent à notre place tandis que nous rêvons. Ils ont l’argent, la renommée, le pouvoir, à la minute où nous nous battons avec les comptes à payer, les enfants à élever, le toit à remplacer et d’autres exigences de notre vie. Nombreuses, répétitives.

Parlons-nous d’un patriotisme plus moderne alors que notre monde a comme point commun une équipe de hockey et des joueurs qui possèdent tout ce que nous aimerions détenir aussi? Je ne sais pas, vraiment.

Le hockey est un business, et les joueurs sont des entrepreneurs.[1]

J’ai parfois l’impression que nous nous trompons de héros ; que ceux dont nous devrions aller voir le match n’ont peut-être jamais mis de patin. Ils se battent avec le chaque jour et les comptes à payer; avec la maladie d’un des leurs; avec un traumatisme à surmonter; avec un handicap au quotidien; avec un problème psychologique ; avec l’amour de leur vie qui a pris le chemin opposé au leur; avec une recherche de sens qu’ils n’arrivent plus à trouver ; avec…

Ceux-là, je les admire.

J’ai bien envie de leur crier : Lâche pas! Tu vas gagner !

 

I Canadiens

Ecco, me ne occupo finalmente! Con il rischio di non riconoscermi, adesso che sono stati eliminati; dopo essermi detta che se n’è parlato talmente, che non si poteva tralasciarlo, che le mie orecchie e i miei occhi non erano più capaci, davvero, di vedere e ascoltare le diverse pubblicità a loro riguardo, ecco che consacro il mio blog ai Canadiens.

Sono sempre stupita di vedere le folle esultanti acclamare il loro arrivo; di sentire la gente parlare con entusiasmo, foga, passione, del loro prossimo scontro o della loro ultima vittoria. Sono sbalordita di cogliere il fervore nella voce dei passanti per questo sport, ancorché sia il nostro “nazionale”.

Il fanatismo e la dismisura dei partigiani riguardo ai loro idoli su pattini continua a stupirmi.

Quando la settimana scorsa ho udito un ammiratore dire che i Canadiens ci fanno onore, che riuniscono la nostra nazione e sono la fierezza del nostro popolo, ne sono rimasta sbalordita …

Mi sono messa a riflettere su questo bisogno della natura umana di avere un eroe. Il mio rimuginare mi ha portato a speculare sulla difficoltà della nostra vita in generale, della nostra società esigente e dura. Quest’ultima mostra un’accettazione ampia e totale ma che possiede dei risvolti più acuminati, con larghi denti affilati …

Sono d’accordo, abbiamo bisogno di eroi. Ogni età ha vissuto la stessa cosa. È molto più facile vivere la vita di colui, di coloro che si ammirano piuttosto che la propria. È davvero complesso realizzarsi  quando coloro che mettiamo su un piedestallo vivono al nostro posto, mentre noi sogniamo. Hanno i soldi, il potere, sono rinomati, mentre noi ci battiamo con i conti da pagare, i figli da crescere, il tetto da sostiture, e altre esigenze della nostra vita. Numerose, ripetitive.

Parliamo di un patriottismo più moderno quando il nostro mondo ha in comune una squadra di hockey e dei giocatori che hanno tutto ciò che anche noi vorremmo avere ? Non lo so, davvero.

L’hockey è un lavoro, e i giocatori sono degli imprenditori.

A volte ho l’impressione che ci sbagliamo di eroi, che coloro di cui dovremmo andare a vedere la partita forse non si sono mai messi i pattini. Si battono con la vita di tutti i giorni e con i conti da pagare ; con la malattia di un loro caro ; con un trauma da superare ; con un handicap giornaliero ; con un problema psicologico ; con l’amore della loro vita che si è messo su una strada opposta alla loro ; con la ricerca di senso che non riescono a trovare ; con …

Questi, li ammiro.

Ho proprio voglia di gridar loro: Non scoraggiarti! Vincerai !

 

 

 

 

 

[1]journalmetro.com/…/4e-symbole-le-plus-emblematique-de-montreal-le-canadien Consulté le 2 juin 2014

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