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LA PIÈCE DE THÉÂTRE « JE VEUX JOUER » / LA COMMEDIA « JE VEUX JOUER » (Voglio giocare)

Je veux jouer

LA PIÈCE DE THÉÂTRE « JE VEUX JOUER »

Hier, je suis allée au Quat’sous. J’ai écouté les chanteurs de Crocjazz et j’ai vu avec délices la charmante pièce de théâtre Je veux jouer.

Les enfants y sont au premier plan. Comédiens du Québec de diverses origines, natifs de la Syrie, tous connaissent la cause pour laquelle ils jouent, pour laquelle ils crient Je veux jouer : pour les garçons et les filles victimes de la guerre.

Ai-je déjà entendu que les enfants n’ont pas l’âge pour être à l’écoute de ceux qui souffrent ? Qu’il faut éviter de leur parler des drames de la planète pour ne pas les traumatiser ? Ceux qui sont solidaires prennent racine dans le partage et l’authenticité. Ils deviennent vrais.

Le message passe, il est bien présenté. Il se transforme en espoir de changement même si la solution n’est pas trouvée. On élimine la pauvreté, l’injustice, mais on les remplace par quoi ? Devant ce conflit compliqué, quelle solution pacifique peut-elle être apportée ?

On ne répond pas à la violence par la violence et l’on ne juge même pas. Le croiriez-vous, il y a même une partie traitant du passé de ce roi et cette reine oppresseurs, tentant ainsi d’expliquer leurs actions mauvaises.

Je veux jouer invente une histoire si près de la réalité qu’on aurait presqu’envie de pleurer lorsqu’un des jeunes feint être mort. Je veux jouer constitue un plaidoyer en faveur de la justice, la dignité et la paix. Je veux jouer raconte la douleur d’être empêché de vivre, empêché de jouer. Je veux jouer fait le récit de la Syrie maintenant, avec l’espoir de changer un peu notre quotidien en y ajoutant une préoccupation pour les jeunes. Je veux jouer pourrait s’appliquer également à plusieurs pays autres que la Syrie.

Je veux jouer exprime le courage. Celui des enfants d’hier et d’aujourd’hui dans un monde qui oublie que l’amour est toujours le bon chemin, et qu’il faut être un héros pour ne pas avoir envie de hurler sa colère lorsqu’on sait que dans notre contrée on tue nos tout-petits pour les empêcher de dire Je veux jouer.

Concernant le conflit en Syrie, mes héros se nomment : Lila, Saher, Rasha, Chadi, Faisal et par cet écrit je salue leur ténacité et celle de leurs compatriotes.

 

 

 

Je veux jouer

LA COMMEDIA « JE VEUX JOUER »

(Voglio giocare)

Ieri sono andata al teatro Quat’sous. Ho ascoltato i cantanti di Crocjazz e ho visto con piacere la commedia Je veux jouer.

I bambini vi sono in primo piano. Attori del Quebec di origini diverse, nativi della Siria, tutti sanno per chi recitano, per chi gridano Voglio giocare : per i bambini e le bambine vittime della guerra.

Ho già sentito dire che i bambini non hanno l’età per ascoltare chi soffre? Che bisogna evitare di parlar loro dei drammi del pianeta per non traumatizzarli? Quelli che sono solidali mettono radici nella condivisione e nell’autenticità. Diventano veri.

Il messaggio passa, è presentato bene. Si trasforma in speranza di cambiamento anche se la soluzione non è stata trovata. Si elimina la povertà, l’ingiustizia, ma con che cosa le si sostituiscono ? Di fronte a questo complicato conflitto, quale soluzione pacifica può essere apportata ?

Non si risponde alla violenza con la violenza e neanche si giudica. Lo credereste, c’è persino una parte che tratta del passato di questo re e di questa regina oppressori, tentando così di spiegare le loro azioni crudeli.

Je veux jouer inventa una storia così vicina alla realtà che si avrebbe quasi voglia di piangere quando uno dei ragazzi fa finta di essere morto. Je veux jouer  costituisce una arringa a favore della giustizia, della dignità e della pace. Je veux jouer racconta il dolore di essere impediti di vivere, impediti di giocare. Je veux jouer racconta della Siria odierna, con la speranza di cambiare un po’ il nostro quotidiano aggiungendovi una preoccupazione per i ragazzi. Je veux jouer può essere applicata anche a parecchi paesi oltre che alla Siria.

Je veux jouer esprime il coraggio. Quello dei bambini di ieri e di oggi in un mondo che dimentica che l’amore è sempre la via migliore, e che bisogna essere eroi per non aver voglia di urlare la propria collera quando si sa che nel proprio paese si uccidono i piccoli per impedire loro di dire Voglio giocare.

Quanto al conflitto in Siria, i miei eroi si chiamano: Lila, Saher, Rasha, Chadi, Faisal, e con questo scritto rende onore alla loro tenacia e a quella dei loro compatrioti.

 

 

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